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Accord Canada-Chine 2026 : ce que tout importateur canadien doit savoir

1 sept.
7 min de lecture

L'accord préliminaire signé le 16 janvier 2026 entre le Canada et la Chine est le plus grand virage commercial bilatéral depuis une décennie. Il réduit les tarifs sur les véhicules électriques chinois de 100 % à 6,1 %, lève les représailles chinoises sur le canola canadien, et prolonge les exemptions sur l'acier et l'aluminium. Pour tout importateur canadien qui s'approvisionne en Asie, les règles du jeu viennent de changer.

Cet article vous explique concrètement ce qui a changé, ce que ça signifie pour vos coûts d'importation, et comment adapter votre stratégie d'approvisionnement en 2026 — que vous importiez des panneaux solaires, de l'équipement industriel ou des biens de consommation


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Port de conteneurs illustrant le commerce international entre le Canada et la Chine dans le cadre de l'accord Canada-Chine 2026

Accord Canada-Chine 2026 : contexte et enjeux

Depuis 2024, le Canada et la Chine se sont imposé mutuellement des tarifs de plus en plus lourds. Le Canada a d'abord frappé fort avec un tarif de 100 % sur les véhicules électriques chinois, puis 25 % sur l'acier et l'aluminium. La Chine a riposté avec des droits de 100 % sur l'huile de canola, la farine de canola et les pois canadiens, plus 25 % sur le porc et certains fruits de mer.

Résultat : les exportateurs agricoles canadiens ont perdu l'accès à un marché de 4 milliards de dollars par an, tandis que les importateurs canadiens d'acier et de VÉ ont vu leurs coûts exploser. L'entente de janvier 2026 est la première véritable désescalade.

Les 4 changements majeurs de l'accord

1. Véhicules électriques : de 100 % à 6,1 %

Le Canada autorise désormais l'importation de 49 000 véhicules électriques chinois par an au tarif standard de 6,1 % (le taux NPF habituel), au lieu du tarif punitif de 100 % imposé en 2024. Ce quota augmentera de 6,5 % par an, et d'ici 2030, 50 % des véhicules importés devront être vendus à moins de 35 000 $.

Ce que ça signifie pour les entreprises : l'arrivée de VÉ chinois abordables au Canada va stimuler toute la chaîne — bornes de recharge, batteries, pièces détachées, infrastructure de stockage. Si vous êtes dans le secteur de l'énergie propre ou de l'automobile, de nouveaux partenariats sino-canadiens vont émerger.

2. Agriculture : le canola canadien retrouve la Chine

La Chine réduit ses droits sur les graines de canola de 84 % à environ 15 % dès le 1er mars 2026. La farine de canola, le homard, le crabe et les pois sont complètement exemptés de tarifs de rétorsion jusqu'à fin 2026.

Ce que ça signifie : 2,6 milliards de dollars de produits agricoles canadiens retrouvent l'accès au marché chinois. Pour un courtier en commerce international, cela crée des opportunités dans les deux sens — exportation de produits canadiens vers la Chine, et importation de matériaux d'emballage et d'équipement de transformation depuis l'Asie.

3. Acier et aluminium : exemptions prolongées

Le Canada prolonge son programme de remise de droits sur l'acier et l'aluminium chinois en offre insuffisante au Canada jusqu'à fin 2026. Cela couvre 66 lignes de produits spécifiques et 49 lignes par entreprise. Sept nouveaux produits d'acier, deux d'aluminium et quatre dérivés s'ajoutent au programme depuis le 1er mars 2026.

Ce que ça signifie : si votre production dépend d'acier ou d'aluminium spécialisé que le Canada ne fabrique pas en quantité suffisante, vos coûts restent stables à court terme. C'est une fenêtre de planification — pas une solution permanente.

4. Solaire et semi-conducteurs : pas de nouveaux tarifs

Le Canada s'engage à ne pas imposer de tarifs sur certaines importations de produits solaires et de semi-conducteurs en provenance de Chine. C'est un signal important pour le secteur des énergies renouvelables et de l'électronique industrielle.Impact concret sur vos coûts d'importation

Les tarifs canadiens sur les produits chinois en 2026 se décomposent en plusieurs couches.

Tarifs de base NPF (Nation la plus favorisée) : La plupart des biens manufacturés importés de Chine au Canada sont soumis à des taux NPF entre 0 % et 25 %, la majorité tombant entre 3 % et 10 %.

Fourchettes par catégorie :

  • Électronique grand public : 0 % à 8 %

  • Mobilier et ameublement : 5 % à 9,5 %

  • Vêtements et chaussures : 7 % à 18 %

  • Machines et équipement : 0 % à 9,5 %

  • Produits d'acier : 0 % à 12 %

  • Textiles : 8 % à 18 %

Surtaxes spéciales encore en vigueur : Malgré l'accord, certaines surtaxes restent actives. Les batteries, semi-conducteurs (hors exemptions), minéraux critiques et certains panneaux solaires sont toujours soumis à une surtaxe de 25 %. Les mesures antidumping et compensatoires sur les tuyaux d'acier, les extrusions d'aluminium et les contenants jetables en aluminium restent en place, avec des taux pouvant dépasser 100 %.

N'oubliez pas la TPS/TVH : En plus des droits de douane, chaque importation commerciale est soumise à la TPS (5 %) ou à la TVH selon la province — 13 % en Ontario, 15 % au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Î.-P.-É. La taxe est calculée sur la valeur acquittée (valeur des marchandises + fret + assurance + droits).

Exemple concret : Un conteneur de mobilier d'une valeur de 15 000 $ CAD, avec 1 500 $ de fret et un taux de droits de 9,5 %, importé en Ontario : droits = 1 425 $, TVH = (15 000 + 1 500 + 1 425) × 13 % = 2 330 $. Total des charges gouvernementales : 3 755 $ — soit 25 % de la valeur des marchandises.

La stratégie China+1 : pourquoi c'est le moment

L'accord de 2026 a réduit les tensions, mais il n'a pas éliminé le risque. L'entente est préliminaire — elle expire fin 2026 et pourrait ne pas être renouvelée. Les entreprises qui comptent exclusivement sur la Chine restent vulnérables.

La stratégie China+1 consiste à maintenir vos fournisseurs chinois existants tout en développant des alternatives dans un ou deux autres pays. Ce n'est pas un remplacement de la Chine, c'est une assurance.

Les 3 alternatives principales en 2026

Vietnam — le premier choix pour la plupart des acheteurs. Coûts de main-d'œuvre compétitifs, infrastructure manufacturière en croissance, et proximité géographique avec Shenzhen qui permet un modèle « composants en Chine, assemblage au Vietnam ». Idéal pour l'électronique, les textiles, le mobilier.

Inde — la montée en puissance. Main-d'œuvre qualifiée à grande échelle, fort investissement gouvernemental dans l'infrastructure manufacturière, et anglophonie. Meilleur pour les textiles, les produits domestiques, les suppléments et l'industrie pharmaceutique. Défi principal : délais de livraison plus longs et complexité logistique.

Mexique — l'option nearshoring pour l'Amérique du Nord. L'accord ACÉUM (USMCA) donne un avantage tarifaire pour les produits avec du contenu nord-américain. Idéal pour l'automobile, l'aérospatiale et la fabrication à valeur ajoutée.

Ce que coûte réellement le China+1

Le double approvisionnement coûte généralement 5 à 12 % de plus que le sourcing exclusif en Chine. Mais cette prime doit être comparée au coût réel d'une perturbation : arrêt de production, pénalités de retard, perte de clients. Les entreprises qui avaient des fournisseurs alternatifs qualifiés avant la dernière vague tarifaire ont traversé la crise sans interruption. Celles qui ont cherché des alternatives après coup ont payé une prime d'urgence.

CARM : le système douanier numérique obligatoire

Depuis 2024, toute importation commerciale au Canada passe par la plateforme CARM (Gestion des cotisations et des recettes de l'ASFC). En 2026, le système est entièrement obligatoire. Sans compte CARM, votre cargaison ne sort tout simplement pas du port.

Ce que vous devez avoir en place :

  • Un compte d'entreprise enregistré sur le portail client CARM

  • Une garantie financière (caution, dépôt en espèces ou garantie bancaire) couvrant vos droits et taxes estimés

  • Un courtier en douane autorisé à agir en votre nom dans le portail

Les importateurs qui négligent cette étape se retrouvent avec des conteneurs bloqués au port à 200-500 $ par jour de stockage — un coût totalement évitable.Le rôle d'un courtier en commerce international

Naviguer dans ce paysage — tarifs de base, surtaxes spéciales, mesures antidumping, TPS/TVH, CARM, codes SH, stratégie China+1 — n'est pas une tâche secondaire. C'est un métier.

Un courtier en commerce international coordonne l'ensemble du processus :

  • Sourcing vérifié : identification et audit de fournisseurs fiables en Asie, avec vérification sur le terrain

  • Optimisation tarifaire : classification précise des codes SH pour minimiser les droits légalement

  • Gestion logistique : coordination du transport, du dédouanement et de la livraison

  • Contrôle qualité : inspection des marchandises avant expédition pour éviter les mauvaises surprises

  • Diversification des sources : mise en place d'une stratégie China+1 adaptée à votre secteur

  • Conformité réglementaire : respect des normes canadiennes (Santé Canada, normes CSA, marquage bilingue)

Pour une PME qui importe 2 à 5 conteneurs par an, avoir un courtier qui maîtrise ces éléments peut représenter une économie de 15 à 30 % sur le coût total par rapport à un acheteur qui gère seul.

Foire aux questions (FAQ)

L'accord Canada-Chine de 2026 est-il permanent ?

Non. L'accord préliminaire de janvier 2026 couvre principalement l'année 2026. Les exemptions sur les produits agricoles expirent le 31 décembre 2026, et le quota de VÉ est revu annuellement. Les entreprises doivent planifier en conséquence et ne pas supposer que les conditions actuelles seront reconduites.

Quels sont les droits de douane actuels sur les produits chinois importés au Canada ?

Les taux NPF de base varient de 0 % à 25 % selon le produit. La plupart des biens manufacturés se situent entre 3 % et 10 %. Des surtaxes spéciales de 25 % s'appliquent encore aux batteries, aux semi-conducteurs et aux minéraux critiques. Le tarif sur les VÉ est passé de 100 % à 6,1 % sous quota.

Qu'est-ce que la stratégie China+1 ?

C'est une approche de diversification qui consiste à maintenir ses fournisseurs chinois tout en développant des sources alternatives dans un ou deux autres pays (Vietnam, Inde, Mexique). L'objectif est de réduire la dépendance à un seul pays et de se protéger contre les perturbations tarifaires ou logistiques.

Comment savoir si mon produit est soumis à une surtaxe ?

La classification se fait par code SH (Système harmonisé) — un code à 10 chiffres au Canada qui détermine le taux de droits applicable. Un courtier en douane ou un courtier en commerce international peut vérifier votre classification et identifier si des mesures spéciales (antidumping, surtaxe, quota) s'appliquent à votre produit.

Quel est l'impact de l'accord sur les panneaux solaires importés de Chine ?

Le Canada s'est engagé à ne pas imposer de nouveaux tarifs sur certains produits solaires chinois dans le cadre de l'accord. C'est une nouvelle positive pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables qui dépendent de composants chinois.

Faut-il un compte CARM pour importer au Canada ?

Oui, depuis 2024 c'est obligatoire pour toute importation commerciale. Sans compte CARM enregistré et garantie financière en place, votre cargaison restera bloquée à la douane.

Conclusion : planifier maintenant, pas après

L'accord Canada-Chine de 2026 crée une fenêtre d'opportunité, pas une certitude à long terme. Les importateurs qui en profitent le mieux sont ceux qui agissent maintenant : évaluer leur exposition tarifaire, diversifier leurs sources, et s'entourer de partenaires qui comprennent les deux côtés du Pacifique.

Chez Alliance Global Trading, nous accompagnons les entreprises canadiennes dans leur approvisionnement en Asie — de l'identification de fournisseurs vérifiés sur le terrain à la coordination logistique complète. Si vous cherchez à optimiser vos importations dans ce nouveau contexte commercial, contactez notre équipe pour une consultation gratuite.

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